{La liberté est dans le geste : écrire.}•Claude Jasmin

{La liberté est dans le geste : écrire.}•Claude Jasmin
{Bienvenue sur Fictionnellement Vôtre}

............... Je ne suis pas une écrivaine de renom et je n'aspire pas à le devenir grâce à un blog. Je posterais plusieurs OS avant de dévoiler de mon histoire principale- dont je mettrais le résumé qu'au moment de la publier sur le blog.
Les personnages m'appartiennent de plein droit. J'accepte toutes les critiques, mais justifiés : faites parler votre plume pour m'expliquer pourquoi vous avez apprécié ou au contraire, détesté.



-------------------- « Liste des prévenus »
pour connaître la suite de l'histoire...


-------------------- Les annuaires
à visiter pour lire d'autres histoires...







# Posté le dimanche 20 septembre 2009 14:24

Modifié le mardi 29 septembre 2009 16:34

« Table des matières » c'est ici que tout commence...

 « Table des matières » c'est ici que tout commence...
{Le voleur d'ombre}
; Histoire principale...




................ Prologue


................ Chapitre 1; Partie 1





•Les nouvelles•

................ L'absinthe pour l'absent

................ « C'était peut-être pour mourir plus vite qu'ils se fréquentaient. Diable au corps et folie douce. Regrets et amours. Un retour à la réalité qui brisait les plus beaux de leurs rêves, comme un bruit de verre qu'on aurait laissé tomber. Une vérité qui faisait mal à entendre, mais nécessaire. »


................ Fondu au noir


................ « Sa vérité, sa liberté. Elle marchait sur un fil mince, si tenue qu'elle avait du mal à avancer, mais elle avait peur. Elle ne pouvait pas regarder derrière elle sans avoir mal à la poitrine, ni observer le loin sans trembler. »

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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 15:12

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 13:54

« Les nouvelles du blog »... les news régulières.

 « Les nouvelles du blog »... les news régulières.
{Les news}

28.09.09


J'avoue, j'ai cédé. Au bout de deux jours j'ai déjà changé l'habillage. J'ai préféré le différencier de mon blog personnel, pour des raisons inutiles. Pourquoi le rouge et le noir ? Je ne sais pas, mais je pense que ça à voir avec le thème de mes fics. Le rouge, parce que je traite à la fois d'amour et de mort... le noir, pour l'absence. Je dis ça comme cela, mais au départ il n'y avait aucune raison spécifique ^__^
J'ai également modifié les avatars, la plupart sont désormais de moi, mais vous pouvez les prendre, je ne les ai pas modifié des photos originelles, juste recadrés. J'ai tenté de retranscrire les années 60/70...

Sinon, j'ai ajouté une suite au chapitre 1. Partie 1 : { Les voleurs d'ombre. Bonne lecture



8.10.09


J'ai décidé d'écrire publier un bout de la suite tous les deux jours. Seulement ne vous attendez pas à plus de dix lignes par jour, je n'ai pas le temps... L'avatar choisi est censé représenter Bastien (dont vous n'avez pas le nom mais je vous le donne...) en plein doute.

J'ai donc ajouté une suite au chapitre 1. Partie 2. Bonne lecture ^^


• Pourquoi je rajoute certaines personnes en amis alors que je ne leur ai même pas posté de commentaires ? Pas pour le plaisir d'avoir des tonnes de visites ou des milliers d'amis fantômes- ça ne me sert à rien. Non si je le fais, c'est tout simplement pour me remémorer leurs adresses de blogs parce que j'irais, sans aucun doute, y refaire un tour.
Vous allez me dire, dans ce cas rajoutes les en favoris, mais en réalité j'aime bien avoir les petites images, ce qu'il m'est impossible d'avoir avec des favoris. Donc ceux qui sont en favoris sont soi mes coups de ♥ soit des personnes qui refusent les amis...

# Posté le lundi 28 septembre 2009 14:11

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 11:24

L'absinthe pour l'absentPremière Nouvelle

 L'absinthe pour l'absentPremière Nouvelle
--------------------« Absinthe pour l'absent » ; Première Nouvelle.
--------------------------------------- L'absinthe pour l'absent ~ Stanislas







Leur relation n'avait rien de romantique. Ni de mignon. Ni rien de sensuel. Il n'était pas beau, elle n'était pas jolie. Ils étaient juste deux êtres en manque. Entre eux ce n'était que violence, car c'était dur, dénué de sentiment et d'amour. Elle le laissait l'embrasser, le laissait la pousser contre une porte, sans qu'il ne se soucie d'elle. Il était obligé de se soumettre à ses désirs d'enfant sage ou de folle perversion.

Ils n'étaient pas heureux.

Pourtant, ils avaient besoin de l'autre. Ils ne prévoyaient pas leur manque. C'était quand ils se croisaient. Et ils se voyaient beaucoup, au détour d'un couloir ou dans la cour. Ils ne séchaient pas l'école pour l'autre, jamais. Ce n'était jamais prémédité, ils n'allaient pas perdre leur temps.

Ils étaient des drogues l'un pour l'autre.

Elle, c'était une fille. Pas encore une femme, juste une jeune. Qui avait trop pleuré, de larmes douces amères. Elle n'éprouvait plus rien. Plus de compassion, plus d'amour. Juste cette envie furieuse d'exister, pour ne plus jamais être jeté du nid comme Il l'avait fait.

Lui, c'était un homme, qui n'avait pas encore atteint la maturité. Il attendait désespérément son retour, mais sans Elle, il mourrait, noyé dans des sentiments contradictoires. Il ne voulait pas l'oublier, il voulait juste partager sa vie de nouveau avec Elle. Mais Elle était loin, beaucoup trop loin de lui pour ne serait-ce que l'appeler. Ils ne se reverraient pas. Il ne voulait pas renoncer. Il l'aimait encore, malgré tout. Malgré tout...

Eux ? Ils avaient perdu le décompte des jours passés ensemble, de leur routine qui s'était installé. Eux, c'était dix minutes, une heure, rien de plus. Ils ne savaient pas quand ça s'arrêterait. Ils vivaient au jour le jour, sans promesse de lendemain, sans attaches.

C'était des enfants de la liberté.

Elle se jugeait banale. Elle était pourtant entourée d'une aura que des êtres simples qualifiaient de classe. En réalité, elle s'émancipait de toutes contraintes, à part d'une tristesse qui ne la quittait pas. Car elle était encore enchaînée à Son souvenir. Elle n'avait pas d'amis, car sans Lui, il n'y avait plus rien à faire. Liberté factice. Elle se sentait comme prisonnière. Elle n'avait pas d'amis par choix. Elle était de nulle part, ne se sentant bien dans aucun endroit. Ni le lycée, ni à son petit boulot, ni à la maison... Habillée d'un jean, d'un tee-shirt, de ses éternels Converses. Attachée à ses souvenirs plus qu'à des choses matériels.

Lui, grand, trop grand, possédant un petit charme qui faisait fureur auprès des plus jeunes filles. Mais il n'en avait que faire, Elle seule comptait. Ces petites qui croyaient le comprendre parce qu'il faisait semblant d'être heureux... Il n'était pas vraiment beau. Bon élève, sans plus. Intelligence moyenne, il se forçait à être parfait. Pour qu'Elle le revoit dans ses meilleurs moments, qu'Elle soit proche ou loin de lui. Même s'il savait pertinemment qu'elle ne le verrait pas. Sans son regard vert d'eau, son sourire qui le faisait fondre, tel un imbécile. Oh, il avait été un imbécile, sans aucun doute... Un imbécile heureux. Mettre ce verbe au passé lui faisait mal, le tuait à petit feu.

C'était peut-être pour mourir plus vite qu'ils se fréquentaient. Diable au corps et folie douce. Regrets et amours. Un retour à la réalité qui brisait les plus beaux de leurs rêves, comme un bruit de verre qu'on aurait laissé tomber. Une vérité qui faisait mal à entendre, mais nécessaire.

Pour eux, faire l'amour n'était pas une façon d'aimer, mais de survivre, tout simplement.

Quand ils sentaient l'osmose parfaite de leurs deux corps, ils ne criaient pas. Ils ne ressentaient pas un furieux désir, juste ce besoin atroce de souffrir. Ils pleuraient souvent. Dans leur tête. En silence. Leurs mains ne s'évaporaient pas sur leur partenaire mais dans le souvenir. Ce qui leur faisait mal. Alors ils en redemandaient, encore et toujours. C'était sans fin. Fêter la mort de leur ancienne innocence leur paraissait toujours douloureux.

Ils ne se parlaient jamais ; même un simple bonjour ne franchissait pas la commissure de leurs lèvres. A quoi bon ?

A quoi bon parler de choses fades, inutiles, de leurs problèmes, de leurs souffrances, tout en sachant que l'autre ne le comprendrait jamais ? A quoi bon essayer ? L'espoir est une illusion réservée aux faibles. Ils étaient faibles mais ne voulaient pas se faire avoir de nouveau. Ils étaient trop meurtris...

En septembre, elle pleurait. En octobre, il touchait ce bracelet qui lui rappelait sa chevelure cuivrée. En novembre, ils mourraient. D'un commun accord. En décembre... lever leurs verres pour célébration. Janvier, février, mars, année qui s'écoulait et recommençait inlassablement. Futile envie de changement qui n'arrivait jamais.

Cinq septembre, rentrée des classes.

Date fatidique de Sa mort, pensait-il. Alors il la cherchait, au loin, ne trouvait personne. Sauf elle, son double féminin. Il la retrouvait toujours très vite, le jour de la rentrée, mais jamais il ne s'approchait. L'été ne l'avait pas embellie. Ni enlaidie. Elle était toujours elle-même : désespoir qu'on lisait à ciel ouvert dans ses yeux... à moins que lui seul ne le voit ? Il regarda les élèves autour d'elle, qui la contemplait d'un drôle d'air, mélange d'admiration et de dévotion. Elle était donc si belle ? Alors que lui n'arrivait pas à lui trouver ne serait-ce que du charme... Il n'était donc pas normal ? Toujours accrochée à Elle, toujours Elle, sa beauté fatiguée, ses longs cheveux blonds vénitiens, sa peau diaphane, sa fragilité... cette fille n'était que son exact opposé, elle dégageait une certaine force, une certaine solitude. Malgré ses yeux dans lesquels on lisait la vérité...

Ses rêves étaient morts dans une bulle de savon qui avait nonchalamment éclaté un jour banal de nouvelle année scolaire. Il courut alors, il en avait assez ; même si ses camarades lui demandaient ce qu'il foutait, lui, l'élève parfait, il n'expliquerait pas, il n'y avait rien à expliquer, rien à dire, rien à faire. C'était fini. Illusion illusoire, il n'en avait qu'à faire de la redondance, du renouveau, du Re, qui composait cette rentrée, il ne voulait qu'une chose, La Revoir, il courrait à perdre haleine, sentant sa respiration comme si Elle était toujours à ses côtés.

Il arriva près d'une rivière, il ne se souvenait pas d'en avoir déjà vu une aux abords du lycée. Il se passa un peu d'eau sur le visage, même si des canettes de bière flottaient à la surface.



---------------« -Que fais-tu ? »

Brusque retour à la réalité : il ne l'avait pas vu. Comment aurait-il pu, ne pensant qu'à Elle ? Avait-elle découvert ce qui se cachait derrière ces soupirs, ces soupirs vains qui cachait une pluie qui tombait sans relâche ?

« -Je l'entends. Cette pluie. Je l'entends aussi bien que toi. »

Il se retourna enfin, plongea ses prunelles dans celles bleus clairs de la jeune fille. Il soupira.


---------------« -Je sais. C'est pour cela que je t'ai choisi, quelques jours après Sa mort.
----------------Moi, je ne t'ai pas choisi. Je ne t'avais rien demandé.
----------------Tu regrettes ? »

Elle réfléchit quelques secondes, avant de répondre :

---------------« -Au départ, oui. Mais j'avais besoin de me venger, j'avais besoin de croire que je pouvais encore plaire, encore exister. Et puis... j'avais l'impression d'être comprise, quelque part. Ce non-amour me faisait du bien. J'existais sans me forcer à éprouver quelque chose. Alors, désormais, c'est non. J'ai déjà trop regretté par le passé pour continuer. »

Il rougit en comprenant ce que cette fille avait fait de lui : un vulgaire pantin, accroché à leurs rencontres comme une moule à son rocher. Lui qui d'habitude ne rougissait pas. Il saisit son visage d'une seule main, le levant pour l'approcher du sien...

---------------« -Ce sera la dernière fois...
----------------Je sais. Comme un adieu.
----------------Il y'a pire comme adieu. Bien pire. »

Il la jeta à terre, elle le repoussa de toutes ses forces : cela n'allait pas être aussi facile que d'habitude. L'intérêt de la dernière fois en aurait été moins bon. Elle lui envoya son sac sur la figure, faisant couler du sang, mais ce sang n'amenait que plus de violence, il n'avait pas vraiment mal au fond. Il ne souffrait plus depuis longtemps.

---------------« -Tu ne m'attraperas pas... tu ne m'attraperas pas ! » plaisanta t-elle.

Il la saisit par le pied, elle tomba, faisant couler des larmes de dépit à la jeune fille.

---------------« -Ce sera bien la dernière fois...
----------------Toi. Moi. Nous. Notre relation. J'abandonne... J'ai perdu, t'as gagné.
----------------Je... je ne comprends pas ? bredouilla t-elle, confuse.
----------------Je ne peux plus faire comme si tu étais Elle. Parce que je sais que tu existes, que tu ---------------n'es pas... Elle. Et je ne suis pas amoureux de toi. Je ne veux pas te faire souffrir.
----------------La réciproque... est valable. Alors, y'a-t-il autre chose à faire que de laisser tomber ?
----------------Je n'ai pas envie de te connaître plus.
----------------Moi non plus.
----------------Mon corps te réclame, pourtant. Et sans toi, je me noierais. Je ne sais pas quoi ---------------faire... si tu étais remplaçable, ça serait plus simple, tellement plus simple...
----------------... »

« -Est-ce que tu l'aimes ? »

« -Je crois... »

« -Alors tu te mens à toi-même. »

« -Je sais. »

« -Tu dois le lui dire, regarde, elle en crève d'envie. »

« -... »

---------------« -Tu m'aimes ?demanda t-elle, posément.
----------------On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans...
----------------J'ai seize ans.
----------------Je ne peux rien te promettre, de peur de mentir. Je ne suis pas romantique, je ne te ---------------parlerais pas d'avenir parce que j'en ai peur depuis qu'Elle est partie. Je n'ai pas ---------------d'argent, je ne t'offrirais pas de parures Tiffany parce que ça me semble petit par ---------------rapport à l'amour. Je ne suis pas beau, je ne deviendrais pas un riche banquier et ---------------j'ai perdu tous mes rêves... La seule chose que je peux te promettre, c'est que je ---------------serrais capable de te comprendre et que je resterais jusqu'à ce que tu me demandes de partir. »

Elle s'approcha de lui, divine tentatrice aux lèvres d'un rouge sang. Elle observa ses cheveux bruns, sa peau clair, ses yeux d'un noisette délicieux. Elle aspira toute la gentillesse, la quiétude, l'amour qu'il avait en lui. Elle lui laissa le reste. On verrait après, se dit-elle en souriant.

---------------« -Ce sera suffisant », dit-elle en l'embrassant doucement.


Fin

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 15:26

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 16:27

Fondu au noirSeconde Nouvelle

 Fondu au noirSeconde Nouvelle
--------------------« Fondu au noir» ; Seconde Nouvelle.
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Fondu au noir ~ C½ur de pirate










Sa vérité, sa liberté. Elle marchait sur un fil mince, si tenue qu'elle avait du mal à avancer, mais elle avait peur. Elle ne pouvait pas regarder derrière elle sans avoir mal à la poitrine, ni observer le loin sans trembler. Il ne la voyait pas, alors qu'elle lui souriait, qu'elle faisait des efforts pour être heureuse, pour qu'il la remarque, elle, parmi tant d'autres.

Allongée sur son lit, un mince drap posé sur son corps caché par les motifs floraux, elle ne cessait de contempler son portable, qui lui apportait la réponse. Sa vérité. Qui la rendrait libre ou qui éteindrait son si joli sourire. Peut-être que le pire était passé, peut-être n'aurait-elle plus à jouer cette lassante comédie, où elle mentait à tous pour ne pas qu'ils s'inquiètent... parce qu'elle ne souffrirait plus. Elle l'aimait, bordel.

Elle ne s'enfuirait pas, cette fois. Quoiqu'il dise, elle aurait le courage d'affronter les railleries, les coups de couteaux, que son c½ur aurait à supporter. Elle ne tenterait pas de voler loin de lui, ne se cacherait pas de ses yeux inquisiteurs. Elle prendrait sa liberté.

Ses mains s'agrippèrent au tissu qui la recouvrait : il appelait. Enfin, au bout d'une longue journée d'attente. Se doutait-il qu'elle avait attendu cette ultime seconde comme si rien d'autre n'avait plus compté dans sa vie ? Elle prit un instant pour sentir le souffle d'air frais qui venait du dehors, s'observa dans le miroir : il lui semblait que ses joues étaient comme des roses, fanés par l'usure du temps. Sa peau, pâle, lui donnait l'air d'un fantôme, même si ces couleurs lui redonnaient vie, prouvant que le sang continuait bel et bien de couler dans cet être fragile.

« -Allô ? » fit une voix masculine, dont elle connaissait parfaitement le timbre rocailleux.

Elle hésita à répondre ; elle aurait voulu raccrocher, abandonner, lui dire qu'elle avait agi sous le coup d'une impulsion aussi futile qu'éphémère... mais le poids de ce sentiment contredisait ces paroles mensongères.

« -Tu vas... bien ?
-Je sais que tu étais sérieuse hier. T'es salement romantique, tu sais ? J'ai une amie qui a ri quand je lui ai montré ta lettre...
-Tu l'as montré à qui ?
-Ana B. Tu sais, ma meilleure am... »

Elle abandonna aussitôt, elle savait que c'était fini, au fond elle l'avait toujours su. Il avait étalé ce qu'elle avait osé mettre à nu pour lui, à une femme aussi provocatrice que vulgaire et ridiculement odieuse avec elle. A cause d'Ana, elle avait du supporter moqueries et autres sympathies desquels elle ne se débarrassait qu'à grand peine. A cause d'Ana, qui ne tarderait pas à dévoiler « le c½ur sombre et mystérieux de la pauvre petite fille de la seconde treize », elle devrait renoncer à sa première amitié, fragile, avec l'homme dont elle était finalement éprise...

Elle se leva, ferma les yeux, ouvrit son lecteur de disques. Il mangea aussitôt le CD, la jeune fille passa tout de suite à la dernière chanson. Fondu au noir, douzième titre qu'elle avait écouté et réentendu de nombreuses fois tellement cela ressemblait à ce qu'elle ressentait actuellement.

Une intro au piano : Dieu sait combien elle aurait aimé en jouer. La voix de la chanteuse ne l'atteignit pas ; elle la trouvait presque mièvre par rapport aux paroles, si fortes, si douces à la fois. Oh, oui, les autres l'oublieraient bien vite... lui, ne s'en voudrait jamais, car il ne la voyait même pas en ami. Alors que tout tournait autour de lui, désormais...

Sa liberté : elle allait l'atteindre. Oublier ces paroles, ces refus, toutes ces mauvaises choses qui s'étaient déroulés dans sa trop courte vie. Elle allait vivre quelque chose de meilleur : elle repartirait de zéro, cette fois.

Elle saisit pour une ultime fois ces ciseaux, il était temps de fermer les yeux dans le sommeil qui l'attendait...

# Posté le lundi 21 septembre 2009 11:15

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 16:27